C et été, plusieurs épisodes climatiques extrêmes ont eu lieu en France, notamment des feux de forêt d’une intensité rarissime, mais aussi plusieurs épisodes de très fortes températures marines en Méditerranée, ainsi que la canicule la plus intense depuis 2003, d’après Météo France.

Une première vague de chaleur a eu lieu entre fin juin et début juillet, puis une deuxième à partir du 8 août, durant laquelle plusieurs records de chaleur ont été battus. Les conséquences de cette chaleur extrême sont dramatiques. D’après un rapport de Santé Publique France, entre 2014 et 2022, près de 33 000 décès, dont 23 000 personnes âgées de 75 ans et plus, sont attribuables à la chaleur pendant la période estivale. En 2025, Santé Publique France signale une surmortalité de 480 personnes, soit 5,5 % de plus que la normale.

Ces chaleurs extrêmes, associées à une sécheresse chronique, ont aussi contribué à l’apparition de plusieurs grands feux dans l’Aude cet été. À Narbonne, un incendie a détruit 2000 hectares de végétation début juillet. Le 5 août, un nouvel incendie a démarré dans le département. En quelques jours, il a ravagé près de 17 000 hectares (soit 1,6 fois la superficie de Paris) et fait un mort et 13 blessés. Cet incendie est le plus important en France depuis que les feux de forêt ont commencé à être répertoriés, il y a une cinquantaine d’années.

Catastrophe climatique et austérité

Ces évènements sont la conséquence directe du réchauffement climatique, dont les effets se font ressentir de plus en plus fréquemment et de plus en plus intensément. 51 vagues de chaleur ont par exemple été recensées depuis le début des relevés en 1947, la moitié d’entre elles ont eu lieu depuis 2011.

On estime que le nombre annuel de jours de vagues de chaleur pourrait être multiplié par cinq d’ici à 2050. De même, un rapport de l’INRAE affirmait en 2024 que, si les émissions de gaz à effet de serre suivaient leur trajectoire actuelle, le nombre de grands feux pourrait passer de 7 à 10 par an en 2030, et jusqu’à 20 en 2090.

Tout en luttant sérieusement contre les causes du réchauffement climatique, il faudrait donc investir massivement dans les services de secours et de lutte contre les incendies. Mais tout cela est incompatible avec les politiques d’austérité imposées par les gouvernements bourgeois successifs.

Pour faire face aux grands feux, les pompiers ont par exemple recours à des avions bombardiers d’eau. Suite aux grands incendies de l’été 2022, Emmanuel Macron avait annoncé « investir massivement » pour remplacer les canadairs existants (qui ont en moyenne 30 ans) et porter leur nombre de 12 à 16. Mais, entre le discours et la réalité, il y a un gouffre. A l’heure actuelle, seuls deux nouveaux canadairs ont été commandés – mais pas encore livrés. Et plusieurs centaines de casernes de pompiers ont fermé ces dernières années, suite aux baisses de budgets des collectivités territoriales. L’austérité touche aussi les services de santé et d’aide aux personnes âgées, qui jouent un rôle clé durant les périodes de canicule.

Hypocrisie gouvernementale

Face à l’incendie dévastateur dans l’Aude début août, François Bayrou a déclaré : « La longue séquence de réchauffement climatique qu’on est en train de vivre exige qu’on change nos modes de vie »… En réalité, la crise climatique n’est pas causée par notre « mode de vie », ce par quoi les capitalistes entendent les comportements individuels des « consommateurs », mais par le mode de production capitaliste, par la course au profit des grandes entreprises qui sacrifient la planète aux dividendes de leurs actionnaires.

Il a par exemple été calculé que 100 multinationales sont responsables de 71 % des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale. Et une infinité de « petits gestes du quotidien » – sur lesquels les propagandistes bourgeois insistent constamment – ne suffira jamais à compenser la pollution causée par une seule entreprise comme TotalEnergies. Et les gouvernements capitalistes sont aussi responsables, car, derrière leurs grands discours, ils ne lèvent pas le petit doigt pour défendre l’environnement. Aucun gouvernement d’un pays avancé n’a par exemple tenu les engagements pris lors du sommet de Paris, il y a dix ans !

François Bayrou culpabilise les consommateurs qui refuseraient de changer leur « mode de vie », mais son gouvernement attaque l’environnement et sabote la lutte contre le réchauffement climatique. La loi Duplomb en est un exemple évident, mais il y en a d’autres. Le « Fonds vert » qui subventionne les investissements écologiques des collectivités locales a été rogné de 86 millions d’euros en 2025. Les dépenses « vertes » et la « transition écologique » vont aussi faire les frais du gel des dépenses de l’Etat prévu dans le projet de budget 2026, auquel seules les dépenses militaires feront exception. C’est que, pour Bayrou et ses semblables, la planète peut bien brûler, les profits des capitalistes, et notamment des géants de l’armement, passent avant tout !

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