Iran, Ukraine, Congo, Thaïlande, Yémen, Liban : on assiste ces dernières années à une multiplication des guerres, auxquelles s’ajoutent les tensions militaires entre différents Etats. En Méditerranée orientale, par exemple, la Grèce et la Turquie se font face l’arme à la main.

Cette situation globale est dominée par deux facteurs fondamentaux. D’une part, la crise économique mondiale de 2008 a intensifié la lutte que se mènent les impérialismes rivaux pour des parts de marchés et des zones d’influence. D’autre part, il y a la rivalité croissante entre l’impérialisme américain, qui décline, et l’impérialisme chinois en pleine ascension. Le conflit entre ces deux géants se déploie sur tous les continents.

Le déclin de l’impérialisme américain

Les Etats-Unis sont la première puissance capitaliste au monde. En 2000, ils représentaient près de 30 % du PIB mondial ; ils en concentrent toujours le quart aujourd’hui. Cette puissance économique leur donnait – et leur donne encore – une énorme capacité d’intervention pour défendre les intérêts de leur classe dirigeante.

Dans la foulée de la chute de l’URSS en 1991, ils n’avaient plus aucun grand rival sur la scène mondiale ; ils ont pu alors étendre leur influence à leur guise et accroître les profits de leurs capitalistes.

Cependant, les Etats-Unis n’étaient pas la seule puissance impérialiste. Par exemple, entre 1969 et 2019, la France est intervenue militairement six fois au Tchad, quatre fois en Centrafrique et deux fois en Côte d’Ivoire. En 1994, l’armée française a apporté un appui décisif au régime génocidaire du Rwanda. Entre 2013 et 2022, l’impérialisme français a mené une guerre dans le Sahel pour y défendre son influence et les profits de ses multinationales.

Comme le disait le révolutionnaire allemand Karl Liebknecht, « l’ennemi principal est dans notre propre pays ». La priorité des communistes, en France, est la lutte contre l’impérialisme français, même s’il ne joue plus dans la cour des « grands ».

L’impérialisme américain est la plus puissante force réactionnaire du monde. Il a semé et sème encore la désolation et la mort dans toute une série de pays : récemment en Irak, en Afghanistan et en Libye. Il soumet Cuba à un blocus barbare et exerce d’énormes pressions, à l’appui de menaces directes, sur les gouvernements d’Amérique du Sud. Aux yeux de centaines de millions de travailleurs et d’opprimés, les Etats-Unis apparaissent – à raison – comme l’une des principales sources de leurs souffrances. La lutte contre l’impérialisme américain est donc un élément central du combat pour le communisme à l’échelle mondiale.

S’il est toujours le plus puissant de la planète, l’impérialisme américain est néanmoins concurrencé par d’autres puissances – et d’abord par la Chine. En 1977, celle-ci représentait seulement 0,6 % du commerce mondial, contre 13 % en 2020. Sur la base des accomplissements de l’économie planifiée durant la période stalinienne, puis des investissements massifs pendant et après le rétablissement du capitalisme dans les années 1980 et 1990, l’impérialisme chinois est désormais capable de rivaliser avec les Etats-Unis. Il est le premier partenaire commercial de la plupart des pays d’Afrique et d’Amérique du Sud. Il investit massivement aux quatre coins du monde, y compris en Europe et en Amérique du Nord. Au passage, il a capté des parts de marché de multinationales françaises dans de nombreux pays africains.

Si l’impérialisme chinois n’a pas mené pour l’instant de guerres ouvertes à l’étranger, à la différence des Etats-Unis, cela tient au fait qu’il ne veut pas provoquer prématurément les Etats-Unis – d’autant qu’il n’en a pas eu besoin pour étendre son influence, à ce stade. Mais les dirigeants chinois savent bien que cela ne durera pas éternellement ; aussi renforcent-ils leur appareil militaire. Ces quatre dernières années, la flotte chinoise a mis à l’eau plus de navires de guerre que n’en compte la marine nationale française. La mer de Chine du Sud a été largement militarisée. Enfin, la Chine multiplie les démonstrations de force autour de Taïwan.

Pour contenir la montée en puissance de la Chine, les Etats-Unis ont mis en place une politique d’« endiguement » et de guerre commerciale dès les mandats de Barack Obama (2008-2016) et le premier mandat de Donald Trump (2016-2020). Cette orientation s’est poursuivie sous Biden (2020-2024) et s’est intensifiée après le retour de Trump à la Maison-Blanche. Ce dernier a été obligé de reculer sur la question des tarifs douaniers face à la puissance économique chinoise, mais il n’a pas désarmé pour autant. Pour réduire l’influence chinoise en Amérique du Sud, l’impérialisme américain a agressé militairement le Venezuela et l’a soumis, depuis, à un véritable protectorat colonial. Pour raffermir son autorité au Moyen-Orient, il a tenté de renverser le régime iranien. En vain : la guerre qu’il a déclenchée est un échec total et une démonstration du déclin de l’impérialisme américain.

Ce processus contradictoire ouvre un espace à des puissances plus petites. Par exemple, l’affaiblissement des Etats-Unis au Moyen-Orient les a rendus plus dépendants d’Israël, leur seul allié solide dans la région. Cela donne aux dirigeants israéliens la possibilité de mener une politique qui ne fait pas toujours les affaires de Washington. Par exemple, lorsqu’ils bombardent la Syrie, les Israéliens fragilisent le nouveau régime d’Ahmed al-Charaa, sur lequel les Américains comptent pourtant pour « stabiliser » la région.

Le Moyen-Orient est aujourd’hui divisé entre deux blocs militaires rivaux : d’un côté, l’Arabie Saoudite, la Turquie et le Pakistan ; de l’autre, les Emirats arabes unis et Israël. Ces deux blocs s’affrontent même par procuration au Soudan. Là encore, cela ne correspond pas aux intérêts des Américains, qui voudraient unir la région sous leur autorité – afin d’y contenir les influences chinoise et russe.

Multipolarité et droit international

Face à ce chaos sanglant à l’échelle mondiale, diverses organisations de gauche défendent la perspective d’un monde « multipolaire ». Elles affirment que l’existence de plusieurs grandes puissances capitalistes rivales serait une bonne chose, car celles-ci se tiendraient mutuellement en respect – et, dès lors, ne pourraient plus s’engager sur la voie de la guerre.

Début juillet, l’Institut La Boétie a publié une longue note signée par Jean-Luc Mélenchon, Sophia Chikirou, Arnaud Le Gall, et Camille Verneuil : « Au seuil d’un nouveau monde ». Les auteurs y appelaient de leurs vœux une « coexistence pacifique » entre puissances capitalistes. D’après eux, un tel scénario ne serait empêché que par le refus américain « d’admettre la transformation de l’équilibre mondial ».

En réalité, le comportement actuel de l’impérialisme américain est dicté non tant par l’aveuglement de ses dirigeants – bien réel, chez nombre d’entre eux – que par les lois fondamentales du système capitaliste. Plus une puissance impérialiste se développe, plus elle a besoin de marchés extérieurs pour y exporter ses marchandises et ses capitaux. De son point de vue de classe, la bourgeoisie américaine ne peut pas accepter de céder une partie croissante de ses sphères d’influence et de ses marchés au capitalisme chinois. C’est toute l’architecture économique, sociale et politique du capitalisme américain qui est en jeu dans ce conflit.

Sous le capitalisme, il est impossible de parvenir à un « équilibre » stable et pacifique entre impérialismes rivaux. L’aggravation des conflits est le seul visage possible de la « multipolarité »
capitaliste, en particulier en période de profonde crise de ce système.

Par ailleurs, l’Institut La Boétie affirme que la France devrait « réaffirmer la centralité du droit international » et « défendre l’ONU », une institution dont Mélenchon et ses camarades font un portrait élogieux :

« Le principe d’égalité entre les Etats dans cet espace de coopération [l’ONU], au sein duquel chaque Etat dispose d’une voix, est d’une importance majeure dans la période actuelle de résurgence de dynamiques impériales. […] l’ONU représente une négation concrète de la loi du plus fort : elle institue un ordre où la force brute n’est pas l’arbitre suprême et où les décisions collectives peuvent primer sur les intérêts particuliers. […] La souveraineté populaire exercée dans ce contexte doit se traduire par des organes normatifs et impératifs capables de produire et d’appliquer des règles contraignantes. Il s’agit de créer, au sein de l’ONU et de ses organismes associés, des instances de contrôle et de jugement démocratiques dotées de moyens d’action effectifs. »

Tout ceci est pure fiction. L’ONU ne fonctionne pas selon un « principe d’égalité », puisque les cinq membres permanents du Conseil de sécurité disposent d’un droit de veto. Une décision prise à l’unanimité moins une voix peut être rejetée si cette voix est celle des Etats-Unis, de la Chine, de la Russie, de la Grande-Bretagne ou de la France. Ainsi, le blocus américain contre Cuba est solennellement condamné par l’Assemblée générale de l’ONU, chaque année, mais cela n’a jamais eu la moindre conséquence concrète.

De manière générale, mettre en œuvre des « organes normatifs et impératifs capables de produire et d’appliquer des règles contraignantes » (ou toute autre « réforme démocratique » des Nations Unies) implique de convaincre les grandes puissances impérialistes de renoncer à exercer leur pouvoir sur la scène mondiale. Autant essayer de persuader un tigre de devenir végétarien !

L’ONU a été créée précisément pour permettre aux grandes puissances impérialistes de défendre leurs intérêts communs, lorsque ceux-ci sont menacés, et de couvrir leurs crimes de la couverture du « droit international ». En 1960, par exemple, les Nations Unies ont joué un rôle actif dans le renversement du Premier ministre congolais Patrice Lumumba. En 2004, lorsque le président haïtien Jean-Bertrand Aristide a réclamé que la France dédommage son pays pour les crimes de la période coloniale, il a été renversé et remplacé par un fonctionnaire de l’ONU appuyé par des « casques bleus », lesquels ont mené une véritable guerre coloniale contre la population haïtienne.

Aujourd’hui, l’ONU est paralysée et impuissante face au génocide à Gaza, à l’agression contre Cuba et le Venezuela, aux guerres en Ukraine et en Iran. La crise mondiale a aggravé les rivalités entre grandes puissances, qui ont de moins en moins d’intérêts communs à faire endosser par l’ONU. Celle-ci perd donc l’essentiel de sa raison d’être.

En semant des illusions sur l’ONU et le « droit international », les dirigeants de LFI étendent leurs chimères réformistes à l’échelle mondiale. A ces illusions, les marxistes répondent : de même qu’on ne pourra pas éliminer le chômage, la misère et la précarité sans nationaliser les grands leviers de l’économie et planifier démocratiquement la production, on ne pourra pas mettre un terme aux ravages de l’impérialisme sans renverser le capitalisme à l’échelle mondiale.

Gaza et l’Iran

C’est l’objectif que s’est donné l’Internationale communiste révolutionnaire. Mais, pour avancer dans cette direction, il ne suffit pas de proclamer la nécessité d’une révolution socialiste mondiale. Il faut tenir compte de nombreux facteurs, et notamment de l’impact des guerres sur la conscience des masses. Il faut connecter le programme du marxisme à l’état d’esprit des travailleurs – et d’abord des travailleurs les plus avancés. Prenons quelques exemples concrets.

La guerre à Gaza oppose formellement le Hamas, un mouvement bourgeois, et l’Etat bourgeois d’Israël. Pour autant, il serait profondément erroné de renvoyer les deux camps dos à dos, comme le fait par exemple Lutte ouvrière. Les Palestiniens sont opprimés depuis de longues décennies par Israël, qui joue par ailleurs le rôle de poste avancé des impérialistes occidentaux au Moyen-Orient. L’oppression des Palestiniens est aussi utilisée par la classe dirigeante israélienne pour maintenir sa domination sur sa propre classe ouvrière, qui est brutalement exploitée. Une défaite de la machine de guerre sioniste contribuerait donc à diviser la nation israélienne sur une ligne de classe, ce qui faciliterait la lutte révolutionnaire des Palestiniens.

Notre organisation, l’Internationale communiste révolutionnaire, apporte donc un soutien inconditionnel à la lutte pour la libération du peuple palestinien. Mais les méthodes nationalistes du Hamas sont impuissantes, voire contre-productives. C’est pourquoi nous leur opposons un programme révolutionnaire visant à établir une fédération socialiste du Moyen-Orient.

En Iran, le régime islamiste a bénéficié, politiquement, de l’agression israélo-américaine. Alors qu’il était contesté par une partie des masses lors du soulèvement de janvier dernier, l’agression impérialiste de l’Iran a provoqué la colère de la population iranienne, qui réclame vengeance et s’est largement ralliée au régime. Tant que l’impérialisme occidental agresse l’Iran, les dirigeants iraniens peuvent plus facilement détourner la colère des masses. La défaite de l’impérialisme israélo-américain créera les conditions d’une nouvelle phase du développement de la lutte des classes en Iran.

Du Liban au Yémen en passant par la Palestine, les impérialistes américains sont les principaux responsables du chaos sanglant qui règne au Moyen-Orient. Ils sont aussi un puissant soutien des régimes réactionnaires de Jordanie, d’Egypte, d’Arabie Saoudite, etc. Une défaite des impérialistes en Iran sera donc une victoire pour la lutte révolutionnaire de tous les peuples du Moyen-Orient. Cela portera un énorme coup au prestige de l’impérialisme américain et encouragera toutes les contestations de sa domination au Moyen-Orient, mais aussi en Afrique et en Amérique latine.

La guerre en Ukraine

La guerre en Ukraine oppose deux impérialismes rivaux : la Russie et les impérialistes occidentaux, Etats-Unis en tête, qui utilisent l’Ukraine comme une arme contre la Russie. Mais ce simple constat ne suffit pas à déduire une position ou des perspectives marxistes.

Cette guerre est le fruit des provocations continues des impérialistes occidentaux et de leur expansion dans la sphère d’influence traditionnelle de la Russie en Europe de l’Est. Malgré les avertissements répétés des dirigeants russes, les impérialistes américains ont continué à proclamer leur volonté d’intégrer l’Ukraine dans l’OTAN. Ils savaient très bien que cela risquait de provoquer une guerre, mais c’était précisément leur objectif. Ils espéraient vaincre facilement la Russie, renverser le régime de Poutine, éloigner Moscou de son allié chinois, voire même démanteler purement et simplement la Russie.

Ce n’est pas du tout ce qui s’est passé. Dans cette guerre d’attrition, la supériorité numérique et industrielle de la Russie s’est imposée. L’industrie militaire russe a dépassé en qualité et en quantité tout ce que les Occidentaux peuvent lui opposer. Les opérations de pure propagande, comme la « guerre des drones » menée par les Ukrainiens, ne peuvent rien changer à la réalité du front.

La défaite de l’Ukraine est inéluctable. Si la guerre continue, c’est uniquement parce que les impérialistes européens y voient un moyen de contenir le développement de l’influence russe en Europe de l’Est. Ils encouragent donc les dirigeants ukrainiens à poursuivre la guerre, quitte à sacrifier leur peuple. L’armée ukrainienne manque de combattants. Pour lui en fournir, des détachements de mobilisation kidnappent de plus en plus d’hommes, qui sont jetés dans les tranchées après un « entraînement » de quelques semaines. Pour la clique dirigeante corrompue et rapace, en Ukraine, cette boucherie est aussi l’occasion de s’enrichir énormément.

Sur cette guerre, les articles publiés par le NPA-R sont de bons exemples d’une position totalement abstraite. Ils décrivent les souffrances des travailleurs, la corruption des dirigeants ukrainiens et affirment parfois que « sur le terrain, l’armée russe stagne, alors que l’Ukraine ne parvient pour l’instant pas à reprendre le dessus. » [1] Presque tous ces articles se terminent à peu près de la façon suivante : « Espérons que […], rapidement, les travailleurs et travailleuses interviennent sur leur propre terrain pour imposer la fin de cette guerre meurtrière. » Ou encore : « Quoi qu’il en soit, ce ne sont pas des changements de ministres et de généraux qui mettront fin à la guerre. C’est sur eux-mêmes que doivent compter les travailleurs et les soldats ukrainiens, comme russes d’ailleurs, pour arrêter la boucherie. » [2]

En tant que communistes révolutionnaires, nous sommes évidemment favorables à des mobilisations révolutionnaires des travailleurs des deux côtés de la ligne de front. Mais il ne suffit pas de l’« espérer » pour que cela advienne « rapidement ».

Nombre de Russes se rappellent de la situation désastreuse dans laquelle fut plongé leur pays la dernière fois que les impérialistes occidentaux y ont eu les coudées franches, dans les années 1990. Ils ont aussi bien noté que les Américains et les Européens ont proclamé leur intention d’affaiblir la Russie, qu’ils la soumettent à de brutales sanctions économiques, et que Macron, Merz et Burnham encouragent les Ukrainiens à porter des coups à la population russe. La majorité des travailleurs russes voient donc la guerre en Ukraine comme un conflit essentiellement défensif mené contre les Occidentaux. Par ailleurs, contrairement au NPA-R (qui prend pour argent comptant la propagande de la bourgeoisie française), la plupart des travailleurs russes savent que le rapport de forces, sur le front, est à l’avantage de « leur camp » – et que sa victoire n’est plus qu’une question de temps.

Dans ce contexte, il est vain d’« espérer » que les ouvriers russes se soulèvent « rapidement » contre leurs propres
dirigeants. Et si les communistes révolutionnaires de Russie lançaient des appels à un soulèvement immédiat pour « mettre fin à la guerre », ils apparaîtraient comme des alliés des impérialistes européens et américains. Aussi, lorsqu’ils abordent des travailleurs russes, les marxistes de ce pays expliquent d’abord qu’ils veulent eux aussi repousser les impérialistes occidentaux, mais qu’on ne peut pas faire confiance au régime pro-capitaliste de Poutine pour défendre les intérêts des travailleurs russes. Si elle veut à la fois repousser les impérialistes occidentaux et se défendre contre l’oligarchie russe, la classe ouvrière doit prendre les choses en main.

La défaite de l’OTAN changera la situation en Russie même. Ayant vaincu les Occidentaux, le régime de Poutine ne pourra plus aussi facilement s’en servir pour justifier sa politique, dans un contexte où il aura sans doute besoin d’imposer des mesures d’austérité pour éponger les déficits causés par la guerre. Alors, et alors seulement, la lutte des classes pourrait s’intensifier en Russie : les travailleurs voudront présenter à la classe dirigeante la facture des sacrifices auxquels ils ont consenti pour infliger une défaite aux impérialistes occidentaux.

En Ukraine, la défaite pourrait affaiblir les éléments fascistes et ultra-nationalistes, partisans de la poursuite de la guerre jusqu’au suicide national. Elle approfondira encore plus la colère des masses contre les oligarques qui se sont enrichis grâce à la guerre pendant que les pauvres mouraient au front. En Europe occidentale, les dirigeants bourgeois et réformistes ont utilisé la guerre en Ukraine et la prétendue menace russe comme un prétexte pour justifier d’innombrables attaques contre les travailleurs. Une victoire de la Russie serait donc pour eux une humiliation, qui accélérera le processus de radicalisation politique. Ce serait aussi un nouveau coup porté au prestige et à l’autorité de l’impérialisme américain, la force la plus réactionnaire au monde.

Plongés dans une crise profonde, les capitalistes ne reculeront devant rien pour défendre leurs profits. Les guerres et les tensions vont continuer à se multiplier. Pour abattre ce système agonisant, les travailleurs auront besoin d’une organisation révolutionnaire reposant sur les solides fondations de la théorie marxiste. L’ICR et le PCR bâtissent précisément cette organisation. Aidez-nous dans ce combat : rejoignez-nous !


[1] « Intensification de la guerre en Ukraine… à la plus grande joie des marchands de canons ! », le 14 juin 2026.

[2] « Ukraine : les ministres changent, la guerre continue », le 23 juillet 2026

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