Cette semaine, le taux d'interet sur les obligations d'Etat américaines a atteint les 5,3%, alors que ceux de la Grande-Bretagne, de la France, de l'Allemagne et du Japon sont à des niveaux inédits depuis des décennies. Pour les gens ordinaires, cela signifie des factures plus élevées à la station service, pour l'électricité, le loyer et leurs emprunts, alors que les services publics sont attaqués pour faire des économies.
Dans cet épisode d'Against the Stream, Victor Murray est rejoint par Niklas Albin Svensson du Secrétariat international de l'Internationale communiste révolutionnaire, pour expliquer ce qui arrive à l'économie mondiale et ce que cela signifie pour la lutte des classes.
Partant de la guerre contre l'Iran et du choc pétrolier qu'elle a provoqué, ils expliquent comment les reserves stratégiques s'épuisent. Le prix du diesel aux Etats-Unis a augmenté de près de 90% depuis janvier et Trump fait planer la menace d'une interdiction des exportations qui serait un coup très dur pour l'Amérique latine et l'Europe. Les banques centrales ont réagi en relevant leurs taux d'interets. Cela ne mettra pas fin à l'instabilité au Moyen-Orient, par contre, cela frappera durement les travailleurs.
A cela vient s'ajouter la dette. La dette publique fédérale américaine a passé la barre des quarante mille milliards de dollars. Près de la moitié des gouvernements de l'OCDE devront renouveler leurs dettes l'année prochaine, à des taux plus elevés. Par dessus tout ceci pèse la bulle de l'IA, gonflée par des emprunts qui concurrencent ceux des gouvernements et font grimper les taux.
La classe dirigeante n'a pas d'issue facile à cette crise. Cette situation est le terreau parfait pour la lutte des classes, comme l'ont montré cette semaine les travailleurs et les jeunes en France et en Espagne.
Against the Stream (« A contre-courant ») est diffusé en direct chaque jeudi sur YouTube, à 19 heures. Ce podcast est en anglais, mais des sous-titres en français sont disponibles.
