Jeudi 12 mars, Hassen et Idriss, élus CGT du site Geodis Calberson à Gennevilliers, étaient convoqués pour un entretien disciplinaire préalable à une éventuelle sanction pouvant aller jusqu'au licenciement. 

Quels sont les faits qui leur sont reprochés ? L’usage de téléphones sur le site et d'un mégaphone pendant une grève. Il est évident que derrière ces accusations se cache la volonté d’empêcher leur activité syndicale : les téléphones leur servaient par exemple à prendre des photos pour montrer les mauvaises conditions de travail, les dysfonctionnements répétés et les situations dangereuses rencontrées par les salariés. 

Ces « accusations » sont le dernier épisode des attaques de la direction contre la CGT du site. Hassen, que nous avons contacté, explique : « Plus tôt cette année, deux autres salariés écopaient de trois jours de mise à pied pour une simple distribution de tracts, et douze autres travailleurs ont été licenciés depuis 2025 pour des raisons futiles, parfois même pour de simples retards ». Il ajoute : « La direction du site cherche à tout prix à casser le mouvement social. En arrêtant les embauches et en faisant appel à des agences d’intérim, elle a cherché à briser la lutte des travailleurs ».

Des luttes exemplaires

Cette répression brutale fait suite à plusieurs grèves exemplaires et victorieuses entre 2018 et 2025. En s’attaquant à Hassen et Idriss, la direction de l’entreprise cherche à effacer l’empreinte qu’ont laissée les victoires des luttes précédentes dans la conscience des salariés. Ces mouvements de grèves reconductibles, qui ont mobilisé près de 90 % du personnel, ont permis des augmentations de salaires substantielles pour les salariés du site.

Depuis décembre 2025, une nouvelle mobilisation a débuté, avec sept débrayages offensifs. La direction a refusé toute négociation et s'attaque directement aux travailleurs organisés. En s'attaquant aux militants de la CGT, la direction de Geodis veut écraser toute résistance dans l'entreprise. Ce n'est pas son premier coup d'essai, « des pressions similaires avaient eu lieu au cours des précédentes mobilisations », nous précise Hassen.

Organiser la riposte !

Ces manœuvres sont scandaleuses et le Parti communiste révolutionnaire est pleinement solidaire des travailleurs de Geodis Gennevilliers. Le patronat ne cesse de s'attaquer aux droits des travailleurs pour tenter de briser leur résistance. La répression syndicale s’intensifie, comme l’ont aussi montré les cas de Jean-Paul Delescaut (CGT Nord) ou de Timothée Esprit (FNIC CGT), parmi tant d’autres.

La faiblesse invite à l’agression : le mouvement ouvrier doit organiser une riposte ferme et offensive. Les organisations politiques et syndicales doivent répondre par la grève et la manifestation afin de défendre résolument et systématiquement tous les syndicalistes et militants frappés par la répression. Une attaque contre l’un est une attaque contre tous !

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